Mobilité professionnelle : désormais une affaire de choix

Le confinement, le télétravail et les restrictions de déplacement ont bouleversé considérablement notre mobilité professionnelle et ont soulevé de nouveaux enjeux pour les entreprises de tous bords. Salariés et patrons ont dû alors adapter leurs modes de fonctionnement respectifs. Avec le déconfinement et la possibilité de reprendre le travail en présentiel, les avis divergent, et les habitudes sont difficiles à oublier. La mobilité professionnelle se veut désormais active et choisie. À défaut, les modes des déplacements s’inventeront plus doux et plus respectueux. Faire le choix du télétravail devient alors un moyen de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Selon une étude de Malakoff Humanis, 84 % des télétravailleurs déclaraient vouloir continuer à travailler à distance à l’issue du confinement. Il s’agira donc de trouver des mesures efficaces d’adaptation, favorables autant pour les travailleurs que pour l’entreprise dans sa globalité.

Mobilité post-covid – sachons en tirer les bonnes leçons !

Une pandémie planétaire sans précédent nous a confinés et contraints dans notre mobilité. Toutefois, elle a forcé l’humanité à vivre l’expérience d’un monde sans voiture, sans avion, sans bateau…offrant ainsi à la planète un instant de répit. Une réalité qui nous impose de repenser nos pratiques de mobilité de manière plus respectueuse et plus responsable. Notre qualité de vie ou encore notre rapport à l’autre, cette pandémie aura eu probablement le mérite de réaffirmer l’importance d’une prise de conscience immédiate et efficiente. Et pour accompagner les transformations post-covid les startups n’hésitent pas à pousser les limites de l’innovation et de la prouesse pour apporter des réponses ambitieuses efficaces. Il s’agira désormais de faire des prévisions sur les besoins en termes d’urbanisme, afin d’optimiser la qualité de vie des populations tout en essayant de réduire considérablement l’émission de gaz à effet de serre sur le passage. La pandémie de la Covid-19 aura au moins eu l’avantage de nous faire placer la santé et le bien-être au cœur de nos prérogatives.

Mobilité : entre tendance et prise de conscience

Enjeux sociétal et environnemental, la mobilité se pare d’innovation et s’approprie désormais de nouveaux outils pour répondre au mieux aux défis de notre ère. Plus sûre, plus connectée et plus collaborative, la mobilité ; conjuguée au futur proche, adopte les grands changements technologiques comme leviers pour se réinventer. Micro-mobilités, Mobility as a service, autopartage… les startups de tous bords rivalisent d’ingéniosité pour construire la mobilité de demain, influençant par la même occasion nos manières et habitudes à nous déplacer. Vélos connectés, stations d’hydrogène vert, livraisons sur le dernier kilomètre, véhicules autonomes robotisés, la mobilité se voudra durable et accessible à tous. À Paris, il a été démontré que l’utilisation des Vélib’ offre une alternative moins contraignante comparée à l’encombrement des transports en commun ou encore des rues bouchonnées. De ce fait, les rues sont désengorgées et la saturation des métros beaucoup plus réduite. Le choix d’un mode de déplacement alternatif semble donc être une question sur laquelle il faudra se pencher.

Le Maroc, leader engagé en Afrique pour une Mobilité Durable

A l’occasion de la COP22 de Marrakech en 2016, le Processus de Paris pour la Mobilité et le Climat (PPMC) a présenté une macro-feuille de route globale portant sur la transformation du transport vers une mobilité plus durable. Inspiré par cette initiative, le Maroc décidait d’engager la première adaptation nationale de ce modèle et de servir d’exemple pour d’autres pays émergents, en intégrant les aspects de la durabilité liés au contexte local. De ce fait, la Feuille de Route pour une Mobilité Durable au Maroc a pour objectif de faire émerger une mobilité abordable, efficace, économe en énergie, faible en émissions et respectueuse de l’environnement et de la population, grâce à un processus participatif qui réunit tous les acteurs de la mobilité – étatiques et privés – issus des secteurs du transport, de l’énergie et des villes.

Dans le contexte régional et africain, le Maroc pourrait ainsi souligner son rôle de leader dans l’engagement du continent pour une mobilité durable et inciter, dans l’esprit de la coopération sud-sud, d’autres pays à suivre son exemple.

Mobilité douce : de nouveaux modes en faveur de la sécurité routière

Depuis longtemps, la mobilité douce est négligée et sous-estimée au rang de mode de déplacement secondaire. Pourtant efficace, durable, économe et bonne pour la santé de la population, elle connait aujourd’hui un développement significatif à l’international, incitant à d’autres alternatives plus durables.

Aujourd’hui le Maroc est confronté à une forte demande en matière de mobilité urbaine. De ce fait, le Réseau du Transport Public (REMA-TP) a mis en place un guide visant à développer une démarche stratégique pour la promotion de la mobilité douce et un partage équitable de la voie urbaine entre piétons, cyclistes et automobilistes, afin de soulager l’asphyxie urbaine. L’objectif est de sensibiliser les acteurs communaux aux enjeux de la mobilité douce au sein du contexte marocain, et de fournir un référentiel méthodologique pour la mise en place d’aménagements adéquats en faveur des usagers vulnérables. Les piétons et vélos comptant aujourd’hui plus de la moitié des tués sur les routes marocaines, ce guide permettrait de réduire de 25% le nombre de tués à l’horizon 2021.